Usine de vehicules électriques, l’Ontario a un gros avantage sur le Québec

Le constructeur automobile nippon Honda a choisi l’Ontario pour sa nouvelle usine d’assemblage de véhicules électriques. Un investissement titanesque de près de 15 milliards qui échappent, encore, au Québec et des retombées économiques directes de plus de 100 milliards sur 10 ans.

Ainsi, c’est un autre investissement majeur qui aboutit en Ontario au lieu de s’établir au Québec.

Ce n’est pas que le Québec n’est pas intéressant ou qu’il est moins qualifié en termes techniques. Les investissements massifs du gouvernement Legault dans l’industrie des batteries pour véhicules électriques ne sont pas tant mauvais.

L’Ontario a et aura toujours un avantage indéniable à long terme que le Québec n’a pas. Cette province n’a pas chez elle, un mouvement politique susceptible de créer une instabilité économique. Le Québec a ce mouvement politique, il se nomme Parti Québécois (PQ). Dont le chef PSPP ne cesse de répéter haut et fort depuis quelques semaines que le Québec doit se séparer du Canada et que si son parti est porté au pouvoir, qu’il tiendra un référendum sur la souveraineté du Québec.

Et bien que la prochaine élection n’est que dans 30 mois, le PQ trône dans les sondages et ça, vous pourrez donner aux investisseurs les nananes équivalents que l’Ontario offre, le gouvernement de Doug Ford n’a pas d’adversaire politique qui veut séparer la province ontarienne du Canada. C’est un avantage puissant pour l’Ontario et à offres égales ou presque, quel investisseur n’aurait pas choisi l’Ontario ?

Or, en ce moment, il n’est pas acquis que la CAQ formera le prochain gouvernement et c’est un parti souverainiste qui trône dans les sondages. Bien, la réalité est que la tenue potentielle d’un référendum sur la souveraineté du Québec fait fuir les investisseurs, qui eux aiment des eaux plus calmes.

Si le gouvernement de François Legault jouissait d’une popularité aussi forte qu’à l’élection de 2022, assurément que dans les bureaux de Honda à Minato-ku au Japon, les hauts dirigeants auraient flippé une pièce de 100 yens pour choisir entre le Québec et l’Ontario. Mais là ? Ils n’ont pas eu à flipper de pièce, l’Ontario était le choix logique.Le Québec a peut-être même servi de surenchère.

Ainsi, oui, vous pouvez mettre la faute sur le dos du chef du Parti Québécois, PSPP, du fait qu’Honda ne vient pas au Québec.

Ce n’est certainement pas la raison finale, mais soyez certains que cela a joué considérablement dans la balance décisionnelle. À égalité, cela fait pencher la balance du bord de l’Ontario.

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