Transport en commun à Montréal, oui couper est nécessaire

Lundi, en piètre administrateur qu’il est, le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Luc Rabouin, a plaidé devant une commission municipale qui amorce des consultations publiques sur le financement du transport collectif qu’il ne fallait pas couper de services au transport en commun à Montréal. Que c’était la dernière chose à faire.

Pourtant, quand une entreprise est mal gérée, il faut couper là où c’est nécessaire. C’est pareil au niveau familial. S’il y a une baisse de revenus dans la famille, vous coupez dans le gras.

Ainsi, pour 2025, seulement dans le Grand Montréal, le manque à gagner pour le transport en commun est évalué à 561 millions de dollars, mais il bondira l’année d’après à 605 millions, puis à 670 millions et à 700 millions en 2028.

C’est donc un manque à gagner de 2,536 milliards d’ici 2028 et rien n’indique que l’hémorragie de l’incompétence va s’arrêter. Est-ce qu’en 2030, le manque à gagner sera de 1 milliard seulement pour cette année-là et 1,25 milliard l’année suivante ?

On ne peut pas refiler la facture de cette incompétence en gestion aux automobilistes, cela voudrait dire leur refiler une facture annuelle d’approximativement de 250$ par véhicule. On ne peut pas non plus la refiler aux contribuables.

Oui ici le mot incompétence est adéquat. Car il fallait être incompétent solide pour accorder la gratuité au transport en commun aux personnes âgées de 65 ans et plus.

Il fallait aussi être grandement incompétent pour signer avec les syndicats de telles conventions collectives qui donne à certains chauffeurs un salaire de plus de 105 000 $.

Il faut couper et on ne parle pas ici de coupures sauvages mais chirurgicales. Là où c’est nécessaire.

Les solutions sont simples, monsieur Rabouin et les voici :

  • Rouvrir les conventions collectives avec les chauffeurs et autre personnel syndiqué des sociétés de transport
  • Augmenter les tarifs de 5%
  • Faire payer les 65 ans et plus
  • Rationaliser les coûts d’opérations
  • Acquérir des véhicules qui demandent moins d’entretien
  • Diminuer les frais publicités des sociétés de transport
  • Augmenter les coûts pour le placement publicitaire afin de tirer davantage de revenus

Si vous ne savez pas bien gérer l’argent des contribuables, monsieur Rabouin, cédez votre place à quelqu’un qui saura le faire.

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