Les routes du Québec sont en piteux état

Parcourant des centaines de kilomètres durant le long week-end de la fête des Patriotes ou de la Reine, choisissez camp, le constat est unanime pour tous ceux qui étaient à bord.

Les routes du Québec sont en piteux état.

Que ce soit à Montréal sur le boulevard Crémazie, l’avenue Papineau, l’avenue De Lorimier, le boulevard Saint-Laurent, la rue Saint-Denis, le boulevard Viau, la rue Fleury, la rue Lajeunesse, la rue Saint-Hubert, le boulevard Henri-Bourassa, le boulevard de Maisonneuve, l’avenue Ibervile, la rue Jarry, le boulevard des Laurentides à Laval, le boulevard Saint-Martin, à Longueuil sur le boulevard Roland-Therrien, sur la route 132, l’autoroute 20, le boulevard Saint-Joseph à Drummondville, l’avenue des Lilas, l’avenue des Pins, le boulevard Jean-de-Brébeuf, la rue Des Forges, la rue Saint-Édouard, l’autoroute 55, la route 261 à Devaluyville, à Sherbrooke sur la 12e avenue, la 13e avenue, la rue Terril, la rue Conseil, la rue King, la rue Galt, le boulevard Portland, l’autoroute 610, l’autoroute 10, même l »autoroute 410 dans sa nouvelle partie plus au sud, la route 216 à Stoke, à Québec sur Wilfrid-Hamel ou Laurier, le boulevard Charest, le chemin Saint-Foy, la 122 de Drummondville à Victoriaville, l’autoroute 15 (Décarie) et l’autoroute 15 (Nord) vers et de Saint-Jérôme, la 117 de Mirabel à Blainville, c’est un triste constat.

La liste des routes en piteux état aurait pu être encore plus longue, mais l’article aurait fait plus de 5 000 mots et aurait été d’un ennui total à lire.

Ainsi, le constat, est que plusieurs parcelles de ces routes sont crevassées, cabossées, trouées, pas au niveau. Idem quand on roule sur des viaducs, ça ne roule pas doux du tout.  Quand on roule sur ces routes, on constate que ça tangue, ça saute. C’est très malaisant à comparer aux belles routes du côté des États du nord des États-Unis. C’est une honte pour nous  Québécois, quand les touristes désirent venir rouler dans la belle province.

Il n’y a pas que l’état des routes, il y a aussi le piètre état des lignes. À certains endroits, par soir de pluie, on ne sait même plus dans quelle travée on roule, car on ne peut pas bien voir les lignes blanches, du moins, ce qu’il en reste.

Les maires de plusieurs municipalités, ainsi que la ministre des Transports et de la Mobilité Durable du Québec, ne font pas leur travail.

On nous prend souvent pour des imbéciles, nous les contribuables, en nous disant qu’au nord des États-Unis, ils n’ont pas le même climat.

Si, ils ont le même climat. La neige, le froid, le gel, le dégel, n’ont pas de frontière.  Plusieurs de leurs routes sont même plus achalandées qu’ici.

À la différence, là-bas, aux États-Unis, ils ne font pas l’entretien des routes pour se débarrasser. Ils prennent le temps de bien faire les travaux et ils les font quand c’est requis. Ils ne remettent pas toujours l’entretien à plus tard. Ils s’appliquent davantage quand ils les construisent.

Aussi, là-bas, les camionneurs ne détruisent pas les routes. Les lois y sont sévères à cet effet. Ici, sur certaines routes, on peut observer des sillons laissés par des charges remorquées trop lourdes.

Ces sillons sont très dérangeants quand on circule à la limite de vitesse indiquée. L’auto semble vouloir suivre ces sillons et ça brasse de gauche à droite. Par exemple, cela a pu être observé sur l’autoroute 55 entre Drummondville et Sherbrooke, de même qu’à Sherbrooke tout près du rond-point pour prendre l’autoroute 610.

Le pauvre Jean Lesage, dont le nom a été donné à l’autoroute 20, doit se retourner dans sa tombe, tellement que l’autoroute est en piteux état.

Le constat actuel des routes au Québec est désolant et comme contribuables fortement imposés et taxés, on peut se demander où va notre argent, en tout cas, si elle va dans les routes, elle y va de très mauvaise façon. Rectifiez le tir s’il vous plaît !

Enfin, quel politicien se lèvera et osera enfin pointer du doigt les fautifs et que nos routes soient belles, comme aux États-Unis ?

Dans l’horizon politique, il semble qu’aucun politicien ne veut se lever pour le faire. Et, d’ici, l’élection provinciale de 2026, et celle de 2025 dans la plupart des municipalités du Québec, aucun politicien ne s’engage à le faire. Ça parle de changements climatiques, de surveillance de poubelles, de pistes cyclables, tous semblent en avoir rien à foutre de nos routes.

Pourtant, avec leur statut de maires des deux plus grandes villes du Québec, Valérie Plante et Bruno Marchand devraient être les leaders en ce sens, et redorer le blason de leurs routes.

Bien non ! À la place, sous Valérie Plante, qui occupe le poste de maire depuis 2017, Montréal est devenue une risée nord-américaine, voire mondiale, en étant la capitale du cône orange.  Québec est aussi mauvais, proportionnellement à sa population, on pourrait même dire qu’elle est pire que Montréal.

Ce n’est pas très sexy, ni très vendeur auprès d’un électorat de refaire une route. Mais sur le terrain, ça demeure drôlement efficace et sécuritaire pour tous. À Montréal, Valérie Plante aime refaire les routes, mais en leur ajoutant des pistes cyclables. Ainsi, seule la portion piste cyclable est neuve, le reste demeure tel quel et quasiment une trappe à bouchon de la façon que la transformation a été effectuée. Il y a de bons exemples sur les rue Fullum et l’avenue Christophe-Colomb.

Sur le terrain, en voyant l’état lamentable des routes, on peut espérer que les maires Valérie Plante (Montréal), Bruno Marchand (Québec), Catherine Fournier (Longueuil), Évelyne Beaudin (Sherbrooke), Stéphanie Lacoste (Drummondville), Marc Bourcier (Saint-Jérôme), Stéphane Boyer (Laval) peuvent laisser leur place aux élections de 2025 en ne sollicitant pas un autre mandat. Leur efficacité à offrir de belles routes à leurs concitoyens est un échec lamentable.

 

 

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