La PWHL tiendrait-elle longtemps sans le mouvement féministe et la communauté LGBTQ+ ?

La PWHL a été créé en 2023 pour lancer sa première saison de hockey féminin professionnel en 2024.

À l’instar de la LNH en 1917, la ligue a six équipes : Boston, Minnesota, Montréal, New York, Ottawa et Toronto.

Les équipes ont pour l’instant aucun nom, sinon que le nom de la ville.

Les équipes sont composées de nombreuses joueuses qui ont été dans les équipes olympiques canadiennes et américaines.

Certaines sont tout de même assez âgées, 34 ans, et ils ne leur reste pas beaucoup d’année de bon hockey devant elle. C’est le cas de la capitaine de l’équipe de Montréal Marie-Phillip Poulin.

J’ai vu deux matchs de hockey et la vérité doit être dite. Malgré l’effort des joueuses, si on compare à du hockey masculin, le niveau de jeu est situé entre du Bantam A et du Misget B. C’est malheureux, mais c’est ainsi.

La précision des passes, le coup de patin, les lancers, la vitesse de jeu, c’est entre du Bantam A et du Midget B.

Certes les matchs attirent des foules, mais justement qu’en est-il des gens qui composent ces foules ? Ils sont plusieurs de la communauté LGBTQ+. Il ne faut pas jouer à l’autruche, le fait est que plusieurs joueuses de la PWHL sont ouvertement lesbiennes.

Sans le support de cette communauté, quel serait l’ampleur des foules ? 40% moins, 75% moins ? Difficile à évaluer avec précision.

Samedi dernier au Centre Bell, plus de 21 000 personnes ont assisté au match de l’équipe locale. On ne se le cachera pas, ce match a été pour plusieurs un happening du mouvement LGBTQ+ et aussi du mouvement féministe. Combien de drapeaux LGBTQ+ ont été vu aux abords du Centre Bell ? Combien de fois avez-vous entendu des gens dirent « Girls power ! »

Revenons à la ligue, pour qu’elle dure, elle aura besoin de trois facteurs importants :

– Que le nombre de joueuses soient au rendez-vous année après année. Cela veut dire pour les équipes de recruter, d’avoir un club ferme et de s’assurer auprès de Hockey Québec et des instances similaires dans les juridictions des autres équipes que seront mis sur pied divers niveau d’équipes de hockey féminin afin de développer la relève. Cela va ainsi du niveau atome à junior en passant par les collèges et universités

– La ligue aura besoin d’expansion, mais pas trop vite de ce côté, dans le but de ne pas diluer le produit, qui n’est déjà pas de très haut niveau.

– Avoir des commanditaires solides et des amateurs qui se déplaceront voir les matchs. Là, c’est la saison inaugurale de la ligue, tout est beau, tout nouveau. À long-terme qu’en sera-t-il ?

La question primordiale demeure, sans la communauté LGBTQ+ et le mouvement féministe, la PWHL peut-elle survivre ?

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