Maple Leafs, encore une année sans coupe Stanley. Qui doit partir ?

Les Maple Leafs de Toronto, équipe de hockey de la ville reine canadienne, ont été éliminés hier soir par les Bruins de Boston, en période supplémentaire.

Les Leafs ont tout donné, Boston a joué de chance sur un dégagement et David Pastrnak a profité d’un long rebond de la rondelle sur la rampe, en prendre possession et déjouer le gardien des Leafs Ilya Samsonov.

Je ne suis pas d’accord avec Olivier Primeau, qui après la défaite des Leafs, commentait sur son compte Facebook, que Auston Matthews avait l’air de s’en crisser de perdre, et que c’était un loser.

Je suppose qu’Olivier Primeau devait être sous l’effet de l’alcool, un de ces Beach Day Every Day, quand il a écrit son commentaire.

Il ne faut pas connaître grand-chose au sport pour émettre un tel commentaire sur un des meilleurs athlètes de son sport, ou être en état d’ébriété.

Commentaire Facebook Olivier Primeau

Matthews a été le meilleur buteur de la ligue cette saison avec 69 buts.  Quand on connait l’histoire d’Auston Matthews qui a grandi près des Coyotes de Phoenix et qui a décidé de devenir un joueur de hockey en voyant des matchs des Coyotes, on sait que ce gars a le hockey dans le sang. Matthews ne s’en crisse pas, comme tous les gars de son niveau, il veut gagner des championnats.

La dernière fois que les Maple Leafs ont remporté la Coupe Stanley, c’était en 1967. La Ligue Nationale de Hockey (LNH) n’avait alors que six équipes. C’est, la dernière année que la LNH était composée de six équipes, dès la saison suivante, elle a doublé en taille, avec l’ajout de franchises à Philadelphie, Pittaburgh. Minnesota, Los Angeles, St-Louis et Californie (les Golden Seals qui sont par la suite, en 1976, devenus les Barrons de Cleveland, qui eux ont ensuite fusionné avec l’équipe du Minnesota).

57 ans, sans championnat pour une équipe de hockey professionnel, c’est le record, suivent les Sabres de Buffalo et les Canucks de Vancouver, qui eux n’ont jamais remporté de championnat de leur histoire qui a tous les deux débuté en 1970, il y a 54 ans.

Revenons aux Leafs.

Qui doit partir, qui est à blâmer pour un tel insuccès ?

Évidemment, je ne referai pas toute l’histoire des Leafs depuis 1967. À part dire qu’ils sont vraiment victimes d’un mauvais sort. Il faut rappeler que la direction des Leafs a eu le culot de venir installer la Coupe Stanley dans le pavillon de l’Ontario lors de l’exposition universelle de Montréal, le fief de leurs rivaux, les Canadiens de Montréal, à l’été 1967.  Le sort en a été jeté, et, depuis ce temps, les Leafs n’ont jamais gagné.

La première faute, et il est déjà parti, revient à Kyle Dubas, l’ancien directeur gérant des Leafs, qui a amené John Tavares à Toronto en lui faisant signer un lucratif contrat de 7 ans pour 77 millions.

Tavares, aurait mérité le commentaire d’Olivier Primeau, pas Auston Matthews.

John Tavares n’est pas un mauvais joueur, mais il n’est pas un joueur de séries, et en plus, il est le capitaine de son équipe.  En 38 matchs éliminatoires avec Toronto, Tavares a une fiche peu reluisante de 12 buts et 12 mentions d’aides.

Tavares n’est pas le leader que les Leafs ont besoin en séries.

C’est lui, qui, comme joueur, doit partir.

Son contrat de sept saisons se termine l’an prochain.

La direction des Maple Leafs se doit cet été de racheter la dernière année du contrat de Tavares, 11 millions. Ou au mieux de l’échanger et de payer 50% de son salaire. Mais qu’aurait-il en retour ?  Un choix de 2e ronde au mieux ?  Même si ce n’était qu’un choix de 5e ronde, l’équipe se débarrasserait d’un gros problème.

Il faut être un parfait imbécile de croire que de mettre presque la moitié d’une masse salariale sur uniquement quatre joueurs d’avant, peut te donner un championnat. C’est ce que Kyle Dubas a fait, soit dit en passant, il a répété quelque chose de similaire à Pittsburgh, où il est devenu le directeur gérant, en hypothéquant le futur de l’équipe, il a cédé, entre autres, un choix de première ronde, pour acquérir le défenseur Erik Karlsson et son énorme contrat de 10 millions par saison.  Dubas s’est peut-être dit : Hey j’ai déjà Crosby, Malkin et Letang, ajoutons Karlsson et c’est le succès garanti.  Or, les Penguins ne se sont pas qualifiés pour les séries éliminatoires.  C’était l’évidence.  Crosby a 36 ans, Malkin 37 ans et Letang 37 ans. Ce n’est pas en ajoutant Karlsson 34 ans, que cela va aider. Quel imbécile !  Qui l’a laissé faire ça ?  Bon, Sidney Crosby a offert une superbe performance cette saison avec 42 buts et 52 passes, mais les trois autres, vieillissants, rien pour écrire à sa mère. Dubas s’est royalement trompé.

Revenons aux Leafs !

Cette saison, les Maple Leafs avaient la plus grosse masse salariale, 97,6 millions de la ligue. De ce montant, 40,4 millions étaient attribués à 4 joueurs : Auston Matthews, John Tavares, Mitch Marner et William Nylander. Cela représente près de 41.5% de la masse salariale totale.

Pire encore, le nouveau directeur-gérant des Leafs cette saison, Brad Treliving, le fils de Monsieur Boston Pizza, a donné un lucratif contrat à William Nylander, et c’est mérité, de 11,5 millions par saison.  Ainsi, l’an prochain, c’est 46% de la masse salariale qui va à seulement quatre joueurs des Leafs.

John Tavares doit partir et les Leafs doivent améliorer leur défensive. Morgan Rielly est pas mal tout seul avec ses 7 millions par saison, et il est rendu à 30 ans. Certes, l’excellent John Klingberg devait ajouter du talent à cette défensive, mais il est blessé à long-terme, il n’a joué que 14 parties cette saison avec Toronto.

Le départ de Tavares libèrerait quelques millions pour aller chercher un défenseur top-4.

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