Justin Trudeau partira, pour un meilleur avenir du Parti Libéral du Canada

Hier, dans la circonscription fédérale de Toronto – St.Paul’s avaient lieu une élection partielle. Ainsi, ce n’est que vers 4 h 00 am ce matin qu’on apprenait que le candidat conservateur Don Stewart l’a emporté avec 42,1% des suffrages devant la libérale Leslie Church 40,5%. Tout le long du dévoilement des boîtes de scrutin le compte était serrée et la libérale Church était en avance. Les dernières boîtes ont donné la victoire au candidat conservateur.

C’est une claque sur la marboulette pour le parti de Justin Trudeau.

Ainsi, est tombé aux mains des conservateurs ce qui était un château fort libéral.

Cela fait donc un siège de plus aux conservateurs en chambre.

Ils sont toujours minoritaires, mais ce baromètre vient de faire dire aux bonzes du Parti Libéral du Canada que les sondages nationaux sont vrais et qu’ils sont dans la grosse merde.

Leur solution pour espérer sauver les meubles, montrer la porte de sortie à Justin Trudeau.

Auront-ils besoin de lui montrer ou ce dernier usera du peu d’intelligence qui lui reste pour partir de lui-même en remettant rapidement sa démission.

Ce gouvernement libéral minoritaire est usé, il y a de gros doutes qu’il se rende à la fin du mois de septembre.

Car, une chose ressort du vote d’hier, que le NPD, avec 10,9% du suffrage, est aussi en chute libre.

En 2021, lors de l’élection générale, dans cette circonscription de Toronto – St.Paul’s, le NPD obtenait un pointage de 16,8%.  C’est donc une perte de 54% des appuis aux NPD.

Ainsi, de continuer à supporter le gouvernement libéral de Justin Trudeau serait un suicide politique pour le leader du NPD Jagmeet Singh.

Les électeurs de Toronto – St.Paul’s lui ont bien fait comprendre qu’ils ne voulaient plus de Justin Trudeau et qu’il ne voulait plus que son parti lui donne son appui.

Donc à la moindre niaiserie du gouvernement mené par Justin Trudeau, celui-ci sera renversé sans l’appui du NPD.

Est-ce que le gouvernement libéral ira jusqu’à subir l’affront d’un tel vote de renversement en chambre, ou si Justin démissionner ?

La réponse appartient aux bonzes du Parti Libéral du Canada à la question suivante : qui peut remplacer Justin Trudeau à la tête du parti et espérer sauver les meubles à l’élection générale ?

Plusieurs candidats sont possibles. Celle qui ressort le plus est la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland.

Mais, ce choix fait-il partie de la solution ou du problème ?

La cote de popularité de Chrystia Freeland n’est pas tant si élevé à comparer à celle de Justin Trudeau.

Mais la ministre des Finances du Canada connait bien la situation économique canadienne et c’est sur ce terrain qu’elle pourrait gagner quelques points.

Par contre, du côté du Québec, spécifiquement à Montréal, Justin Trudeau jouit d’une certaine popularité.

C’est en Ontario que le Parti Libéral pourrait sauver les meubles avec Chrystia Freeland à la tête du parti, mais est-ce que cela sera suffisant pour empêcher les Conservateurs de Pierre Poilievre de remporter l’élection ?  Non !  Par contre, cela pourrait permettre au Parti Libéral du Canada d’être l’opposition officielle, alors que les récents sondages montrent que le Bloc Québécois pourrait la former.

Pierre Poilievre est en tournée dans la belle province pour séduire l’électorat québécois.

Hier, déjà sur les marchés financiers on pouvait observer qu’il pourrait se passer quelque chose du côté de l’élection partielle dans Toronto – St.Paul’s avec la montée du dollar canadien.

Ce matin, le dollar canadien est stable, comme quoi cette victoire conservatrice était anticipée et ne déplaît pas aux marchés financiers.

Pour revenir au candidat qui devrait remplacer Jsutin Trudeau, c’est uniquement Jean Charest qui pourrait sauver les meubles pour le Parti Libéral du Canada.

Malgré que Charest soit associé à la bannière conservatrice, lui qui a tenté de devenir chef de ce parti et qui a mordu la poussière, il pourrait aider à conserver les acquis libéraux au Québec vu sa popularité chez les anglos et allophones de la province.

Les bonzes du Parti Libéral du Canada accepteraient-ils qu’un candidat teinté de bleu, un outsider, puisse rapidement prendra la place de Justin Trudeau ?  Cela irait à l’encontre de la démocratie de passer par une course à la chefferie. Mais la politique étant la politique, les libéraux sont maintenant en mode panique et tout n’est pas exclu.

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