Non à une fusion des sociétés de transport en commun

Le média La Presse titrait, ce matin, qu’une fusion des sociétés de transport est sur la table.

Selon un rapport commandé à la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), la recommandation est de fusionner les sociétés de transports en commun du Grand Montréal.

Non, non et non, ne faites pas ça !

La résultante serait une énorme société de transport en commun qui deviendrait l’un des plus gros employeurs du Québec avec près de 13 000 employés, et de l’Autre côté, vous auriez le REM de la Caisse de dépôt et placement du Québec.  Ça va clasher rapidement entre ces deux groupes.

Le rapport RCGT dit que la fusion permettrait de dégager des bénéfices rapidement. Ce dont on peut douter, car une société de transport en soi ne fait pas de profits. Les bénéfices sont surtout des économies annuelles d’opérations de 250 millions.

Mais, il y a une chose que le rapport a oubliée.  C’est primordial.

Le renouvellement des conventions collectives.

Une fusion de sociétés hautement syndiquées amène de facto un plus grand pouvoir de négociations aux syndicats impliqués.

Par exemple, plus de chauffeurs, égale, un plus grand pouvoir de négociation.

Les syndicats doivent se lécher les babines d’une telle éventualité. Leurs membres tout autant.

Une plus grande société obligera aussi l’ajout de couches de gestion, dont, plein de petits boss qui vont faire grimper la facture administrative de la STGM (Société de Transport du Grand Montréal), nom fictif.

Avant même de penser à une fusion, chacune des sociétés de transport doit réfléchir comment rationaliser, voire optimiser ses opérations.

De plus, il faut remettre le tarif pour les personnes âgées et retirer le 50% aux étudiants.

Sur ce point, plusieurs ne seront pas d’accord, mais, par exemple, qu’à Montréal, un étudiant paie le plein tarif pour sa passe mensuelle de transport en commun va impacter peu de chose dans sa vie. Sinon de consommer sept cafés de moins chez Starbucks par mois.

Beaucoup d’étudiants sont très riches. Ils possèdent le dernier téléphone intelligent iPhone ou Samsung qui se détaille à 1400$ pièce avant taxes. Ça se promène avec des écouteurs Beat à 350$ pièce. Les cafés Starbucks sont remplis d’étudiants avec un ordinateur portable à 2500$ pièce, de chez Apple, rien de moins.  De plus, ils ne se promènent pas habillé en guenille,  Ça chausse du Converse, Nike à 200$ la paire, ça porte des fringues hors prix.  Cette génération d’étudiants vous rit en pleine face en payant son transport en commun à moitié prix, alors qu’elle se procure plein d’items que le travailleur qui gagne 75 000$ par année ne peut se payer.

Les solutions pour les sociétés de transport, elles sont simples :

  • réinstaurer le tarif moitié prix pour les personnes âgées, ;
  • faire payer le plein tarif aux étudiants ;
  • rouvrir les conventions collectives des syndiqués ;
  • rationaliser et optimiser les parcours et les horaires des autobus

De grâce, ne fusionnez pas en créant une énorme société de transport en commun, en amplifiant les problèmes. Qui dit grosse structure publique, dit automatiquement mauvaise gestion. Regarder les systèmes d’éducation et de santé au Québec, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille.

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